| Tout près
de Bangkok existe une île
encore très peu connue
des touristes. Loin de la pollution
et des trépidations urbaines,
Ko Kret est un havre de paix,
un lieu hors du temps habité
par une population Mon produisant
leur style particulier de poteries.
Une invitation à découvrir
la culture authentique des provinces.
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http://www.bangkok-thailand.org |
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| Production de
poterie Mon à Ko Kret |
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>> De la capitale, la meilleure façon
de rejoindre l’île de Ko Kret est
de prendre un bateau de bonne heure le matin
de l’un des pontons du Chao Phraya et de
se diriger au nord vers Pak Kret, dans la
province de Nonthaburi qui est voisine de
Bangkok. C’est du temple Wat Pak Kret que
nous partons pour l’île méconnue
à bord d’une pirogue à longue
queue pour une très courte traversée.
A Ko Kret, seules quelques bicyclettes ou
cyclomoteurs sont autorisées à
circuler. La plupart des habitations sont
en bois avec pour certaines une petite échoppe
vendant des souvenirs ou quelques victuailles.
L’ambiance est apaisante et il est étonnant
de découvrir un endroit comme celui-là
si près de Bangkok.
Nous commençons donc par la visite
d’une petite fabrique de poteries en terre
cuite rouge. Des artisans produisent avec
dextérité ces belles et célèbres
poteries Mon de style ancien et de toutes
les formes, ainsi que les énormes
fours de cuissons qui sont utilisés.
L’île est en partie peuplée
de gens d’origine Mon qui ont gardé
leur langue, et leur influence culturelle
est considérable.
Artisanat et temples
Mon
Ko Kret est née il y plusieurs siècles
avec le creusement d’un canal autour d’une
péninsule bordant le fleuve Chao
Phraya. Au XVIIIe siècle, sous le
règne du Roi Thaisa d’Ayutthaya,
l’endroit était d’ailleurs appelé
Khlong Lat Kret Noi, ce qui veut dire "un
raccourci au canal de Kret". Plus tard,
le canal s’est agrandi pour former l’île
que nous connaissons aujourd’hui. La population
Mon fut re-localisée à Ko
Kret pendant le règne du Roi Taksin
(1768-1782), après que la capitale
d’Ayutthaya fut reprise aux Birmans.
Flâner dans ces ruelles et apprécier
un repas dans l’un des petits restaurants
locaux situés au bord du Chao Phraya
est des plus agréable. En règle
générale tout est bon marché
et l’île est l’endroit idéal
pour ramener de petits souvenirs artisanaux.
Plusieurs temples de style mon sont
également à voir, dont le
Wat Paramai Yikawat aussi connu sous le
nom de Wat mon Ses peintures murales et
prières écrites en langue
mon en font sa particularité. De
nos jours, ce lieu de culte est le seul
à avoir conservé des ouvrages
bouddhiques écrits dans cette langue.
L’image principale du Bouddha représenté
dans la position Man Wichai a été
réalisée par le prince Praditsathanworakan,
qui a aussi fait le Bouddha appelé
Siam Thewathirat.
L’île possède une pagode de
style mon qui est la copie exacte de Phra
Qui Chedi Mutao à Hongsawadi, pagode
vénérée par tout le
peuple mon Elle abrite des reliques sacrées
du Bouddha. Un musée expose des objets
qui incluent une représentation du
Bouddha en terre, de la verrerie, de la
porcelaine et le fameux Phra Sayam Thewathirat,
cercueil de style mon considéré
comme un chef-d’œuvre artistique.
Mis à part les visites culturelles
et le shopping, nous savons apprécier
quelques moments de répits dans le
silence de cette campagne si proche de Bangkok.
En fin d’après-midi, nous prenons
un verre à l’original Cow-boy
avant de penser au retour. De nouveau sur
les eaux du Chao Phraya, nous entendons
déjà le grondement frénétique
de la tentaculaire mégapole.
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