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.Gens d'ici |
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| Poon Vichutripop est à
Bangkok depuis son enfance. Après ses
études dans la Cité des Anges,
ce jeune juriste de 30 ans, désormais
chef de l'entreprise familiale, juge son peuple
très tolérant, trop tolérant.
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http://www.bangkok-thailand.org |
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B-T: Qu'est
ce qui vous plaît en Thaïlande
et à Bangkok?
P. V.: "J'aime la diversité
de ce pays et de cette ville. Cette ville
est particulière, elle a réponse
à toutes les attentes. Elle est bizarre
aussi, tu as l’hôtel de luxe où
tu trouves la tasse de café à
100/200 bahts et à côté,
dans la rue, tu as le café à
5 ou 10 bahts. Tu as les super buildings et,
au pied, les bidonvilles. La cohabitation
des différentes couches sociales se
fait parfaitement. C’est valable dans tout
le pays. C’est très surprenant! D’autre
part, ce qui me gêne, c’est l’écart
entre les riches et les pauvres, mais ce qui
sauve la situation, c’est que les pauvres
ont toujours moyen de se nourrir, pour quelques
bahts. Au moins, ils ne crèvent pas
de faim".
B-T: Quelle
est la caractéristique première
du Thaï?
P. V.: "Je crois qu'il est tolérant,
très tolérant. Trop tolérant.
Le Thaï laisse faire les choses. S'il
n'y a pas de chose qui presse vraiment, il
ne réagit pas (...). C'est peut-être
pour cela que le pays a évité
tous les grands conflits armés (la
Seconde Guerre mondiale, le Viêt Nam,
contre les Japonais...). C'est peut-être
aussi grâce à cela que l'on a
échappé à la colonisation.
Et ça, c'est positif. D'un autre côté,
les choses ont tendance à changer avec
le temps. Par exemple, le pays semble s'organiser
contre la mondialisation et se protège
plus". |
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| .Le
Thaï est très tolérant |
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Bangkok-Thaïlande:
Vous êtes de
Nakhon Si Thammarat, dans le sud du royaume,
pourquoi êtes-vous à Bangkok
aujourd’hui?
Poon Vichutripop: "Je suis à
Bangkok depuis tout petit. J'avais dix ans
quand je suis arrivé ici pour aller
dans une bonne école. Il faut de bonnes
bases pour réussir l'examen d'entrée
d'un bon collège et, suivre ensuite
de bonnes études. Mes parents, qui
sont restés dans le sud ont fait
ce choix pour moi. Ma scolarité s'est
bien passée, cela m'a permis d'entrer
à Ramkhamhang Université à
Bangkok".
B-T: Pourquoi
êtes-vous resté à Bangkok
après vos études?
P. V.: "Lorsque j'étais
en deuxième année à l’université,
mon père est venu monter une entreprise
à Bangkok. A l'obtention de mes diplômes,
il est reparti dans le sud; j'ai donc repris
les rênes de la société".
B-T: Est-il
simple de monter et de gérer une entreprise
à Bangkok?
P. V.: "Pour monter une entreprise,
c'est simple. Les démarches administratives
sont très légères. Après,
tout dépend du modèle économique
de la structure, s'il faut trouver des partenaires
financiers... mais en règle générale,
oui, c'est simple. Pour la gestion, c'est
un peu plus compliqué parce que, pour
que cela marche, il faut beaucoup de relations.
Par exemple dans la construction, il faut
connaître des gens pour décrocher
les premiers contrats. Sans cela, c'est très
difficile. Mais il faut savoir que l'état
donne des coups de main pour la création
de petites et moyennes entreprises. En plus,
fiscalement les charges sont beaucoup moins
importantes qu'en Europe et l'état
peine pour collecter les contributions des
entreprises... Je crois qu'il y a encore un
manque d'organisation pour le prélèvement
de ces taxes (rires). Beaucoup profitent de
ce dysfonctionnement pour faire facilement
de l'argent".
B-T: Pour
parler d’autre chose que d’argent… Quelles
sont les motivations des gens pour venir en
Thaïlande?
P. V.: "Je crois que les touristes,
ainsi que les expatriés, aiment la
Thaïlande pour la grande tolérance
et l'accueil de ses habitants. En plus, les
Thaïs s'intéressent beaucoup aux
étrangers et cela plaît aux visiteurs".
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| Gens |
Bangkok
avant et
après
la crise
La Thaïlande: expérience intéressante à vivre
Pour le pays, le sourire
et la cuisine thaïe
Je n'étais
pas du tout
attirée par
l'Asie
Le Thaï
est très
tolérant. Trop tolérant
On
dit que c'est le pays du sourire, c'est vrai
En
Thaïlande, voir autre
chose que Bangkok
Il faut donner une autre
image de ce pays
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