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| .Superstition
- Amulettes, tatouages et mandalas... |
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| Comme dans beaucoup
d’autres pays et dans les
différentes religions (christianisme,
islam, hindouisme…), mélangeant
allègrement, la philosophie,
le pragmatisme forcené
et les croyances irrationnelles,
le bouddhisme thaï s’accommode
fort bien d’amulettes, de
fétiches, de grigris et
autres talismans qui ont une place
importante dans la vie quotidienne.
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| ©
http://www.bangkok-thailand.org |
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| Amulettes sur
un étal de l'Amulet Market
sur Thanon Maha Chai Bangkok |
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Paradoxalement (ou fort logiquement?), de
part le vaste monde, la spiritualité,
le matérialisme et les superstitions
produisent un savoureux cocktail qui connaît
un franc succès parmi les populations.
En Thaïlande, ce sont plutôt les
hommes qui portent une ou plusieurs statuettes
du Bouddha (ou de saints bouddhistes) enchâssées
et enchaînées autour du cou.
Certaines ont des buts bien spécifiques.
Par exemple pour faciliter les conquêtes
féminines (voire masculines, c’est
selon), pour se protéger des armes,
pour éloigner les mauvais esprits,
pour gagner à la loterie, ou simplement
pour garantir son bien-être. Généralement,
les femmes préfèrent aller au
temple ou fleurir leurs autels domestiques,
mais leurs motifs ne sont pas moins désintéressés:
trouver un bon mari, le conserver longtemps,
fidèle et bienveillant, avoir une belle
maison, avoir de beaux enfants qui réussissent
aux examens, et ainsi de suite. La plupart
des amulettes s’obtiennent pour un baht
symbolique dans les temples et sont bénies
par les moines, mais certaines se revendent
dans les arrière-boutiques (ou sous
le manteau) et à des prix astronomiques,
répondant aux lois de l’offre
et de la demande (correspondant au potentiel
qu’on leur attribue), exactement comme
les valeurs boursières. On peut vraiment
parler d’un marché parallèle
(et forcément clandestin) alimenté
et animé par des spéculateurs
très au fait de ce genre de produits.
Les tatouages font partie intégrante
de la panoplie de ceux qui croient pouvoir
modifier leur destin par des stratagèmes
censés tromper l’ennemi. Les
Thaïs les portent comme boucliers mais
ceux-ci résistent rarement à
un coup de couteau ou à une balle de
9 mm. A l’origine, le tatouage avait
une fonction ethnique ou thérapeutique
(et cela se trouve encore) mais de nos jours
cela relève beaucoup plus de la croyance
aveugle et de la coquetterie, voire de la
mode pure et simple, une superficialité
que d’ailleurs beaucoup regrettent sur
le tard. Penser s’attirer les faveurs
du ciel en se faisant graver un symbole religieux
traduit une certaine naïveté même
si cela exprime aussi un respect sincère
pour une certaine philosophie. Les textes
hindous (qui ont grandement influencé
le bouddhisme) expliquent qu’il y a
six "occurrences personnelles" dans
la vie de l’être humain sur lesquelles
il est difficile (pour lui) d’avoir
une influence directe, quoiqu’il fasse.
Ce sont la naissance et la mort, le gain et
la perte, l’honneur et la honte. Les
mandalas (représentations géométriques
et symboliques, dans le brahmanisme et le
bouddhisme) sont des diagrammes (dessins)
supposés éloigner les fantômes
(et les esprits chagrins). On en trouve dans
les moyens de transport (voitures, taxis,
autobus, camions…) et sur les portes
des maisons qui préfèrent éviter
les visiteurs du soir (et désincarnés).
A l’inverse des Occidentaux qui les
recherchent comme des objets précieux,
les Thaïs ne s’intéressent
pas aux meubles anciens car ils pensent qu’ils
sont toujours attachés aux âmes
de leurs défunts propriétaires.
Par contre, certains fantômes sont très
sollicités: entre autres, Phoum Phouang,
la chanteuse de musique «country»
(thaïe), décédée
il y a quelques années. Originaire
de Suphanburi, certains habitants du coin
ont cru la voir hanter le secteur et ils lui
ont construit une "chapelle" qui
attire de plus en plus de fidèles:
la plupart viennent dans l’espoir d’obtenir
les numéros gagnants de la loterie.
Comme dans les temples «classiques»,
ils secouent un récipient contenant
des baguettes de bambou numérotées
pour faire sortir le chiffre de la chance.
Ce lieu de pèlerinage est très
fréquenté les jours qui précèdent
les tirages de la loterie nationale (1er et
16 du mois). Mais, en Thaïlande comme
ailleurs, ceux qui gagnent le gros lot sont
surtout les astrologues, médiums, voyants
(mau-dou), télépathes et autres
devins qui n’ont pas de souci à
se faire: leur avenir est assuré! |
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| Vie
quotidienne |
Superstition -
Amulettes,
tatouages et
mandalas
Alimentation:
mettez-vous
au
vert!
Religion:
Prières
du
jour
Bangkok
sous les
pluies de la mousson
Le
risque
zéro des
Thaïs
Bangkok,
la mégapole noyée dans sa pollution
Bangkok
étranglée
par son
trafic
Quand le soleil et la chaleur
de l'été
arrivent
Le fameux savoir-faire gastronomique des Thaïs
Traverser Bangkok par les eaux des khlongs
Le combat quotidien des
piétons à
Bangkok
Les 30° du thermomètre n’étonnent
personne
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